MA PENSéE SUR MON DéMéNAGEMENT

Publié le par Petio

Cet article n'intéressera surement pas grand monde mais bon..

 

Fin de l'année universitaire, je quitte ma cage (d'environ 15m2) et retourne chez popo et manman pour une durée indéterminée. 4 ans après mon installation (à Boulogne 92) je déménage et ne reviendrai pas.

 

Premiers décrochages de ce qui ornait mes 4 murs;  vyniles des Sexpistols (Nevermind) , The Wall  de Pink Floyd,..  et un pincement au coeur.

 Au début ça semble aller vite, et puis on se rend compte qu'il y en a toujours autant. Sous le lit, derrière le fauteuil (ce qui soit dit en passant couvre presque tout l'immense espace) plus on décroche et ramasse, plus on s'aperçoit de l'énorme tas de conneries que l'on a pu collectionner, pensant sur le moment qu'il fallait  conserver, moi j'ai tout conservé :-). On débarasse et puis on pense qu'il serai judicieux de jeter quelques ptites choses, mais je suis beaucoup moin bon pour ça, accroché de façon presque maladive j'y arrive pas.

Je pense et m'amuse tout seul, ça donne une scène que l'on pourrait voir dans un nanar à la télé; 

Un mec enfourne dans ses sacs l'insignifiante masse materielle, il les bourre même enfait et puis son regard croise la première merde venue et il se fige. Un ptit mot, il ne sait plus pourquoi, son regard montre l'image mais trahi sa pensée, juste le visage de celle qui le lui avait donné. Plus de prénom, ce n'est pas ça l'important, c'est l'instant, elle le regarde et il reste comme un con. (sur M6 en début d'après midi :-)

 

Bref,..   Ce sont toujours les objets les plus ringard pour quelqu'un d'autre qui son pour soi les plus 'magique'.  Dans un appart, ce sont toujours les pires merdes qui contiennent les plus beaux souvenirs.  Le mien en est plein de ces demi rêves à trois francs six sous, objets minables que l'on n'échangerait cependant pour rien au monde. J'ai remplis par trois fois en allé-retour, la voiture de personnes et de situations que l'on a ainsi peur de faire disparaitre.

 

Un coup d'oeil par la fenêtre, il n'a jamais fait si beau..

 

 Je passe mon temps à me demander si c'est un bon choix, j'y ai vaicu les meilleurs moments de ma courte existence. Et puis l'instant d'après; j'y ai vaicu les pires également. Ce sera comme un nouveau départ  (j'écoute Turn the page de  Bob Seger, pour le clin d'oeil) , mon coeur et ma tête y sont comme la moquette, pleine de tâches qui partent pas, mais qu'on ne voit souvent, presque pas.

 

j'ai tout viré, il ne reste plus que le lit et la télé, demain c'est la dernière et puis tout sera plié, terminé..

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Publié dans MatleBlog

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