Claude Cahun, photographe
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"Que me veux-tu?" 1928
Cahun;
"Moments les plus heureux de ma vie? le rêve, imaginer que je suis autre. Me jouer mon rôle préféré."
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"J'ai la manie de l'exception" disait Claude Cahun, née Lucy Schwob à Nantes, le 25 octobre 1894, et morte à Jersey le 8 décembre 1954, après avoir refusé toute sa vie de correspondre à un standard, fût-il lié à la féminité, à l'identité, à n'importe quel dieu.
"Je ne crois qu'à ce que je veux" écrira-t- elle ainsi préférent tenir en main son destin, sa prochaine disparition, ou si l'on veut, son propre rôle, analysé très tôt tragiquement;
"avant d'être née, j'étais condamnée. Exécutée par contumace."
Ses armes, l'écriture et la photographie. L'une comme l'autre à égalité malmenées, afin de rendre compte de son agonie interieure, de tout ce qui "impatiente son regard".
Visuellement, la dame de pique a gagné la partie, en inventant dés 1920 avec sa compagne Suzanne, des autoportraits qui lui permettent aujourd'hui encore de faire peur aux enfants qu'elle n'a pas eu le temps de manger, heureusement.
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Claude Cahun, l’artiste visionnaire, la personnalité dérangeante, la résistante condamnée à mort, celle qui n’a jamais voulu se contenter d’être une muse du surréalisme a toujours été occultée, tronquée, trahie. Un siècle après, Laura Cottingham, elle aussi femme, lesbienne, insoumise et artiste, nous explique pourquoi. ICI
Dans " l'Insensé "